The EntreprenHer Tour

Qui ? Sonia Aoula, Victoria Fontaine et Marie-Caroline Gaymard

Mission ? Fondatrice de The EntreprenHer Tour

La phrase: « Le plus important, c’est notre volonté à travers notre association et ce tour, de casser les stéréotypes que l’on peut avoir sur ces pays. »

Qui êtes-vous ?

Nous sommes Sonia Aoula, Victoria Fontaine et Marie-Caroline Gaymard. Sonia et Victoria sont toutes deux diplômées de l’école de commerce Audencia à Nantes (Finance et Marketing). Marie-Caroline est diplômée en études urbaines à Science Po Paris et elle travaille actuellement dans un cabinet de conseil auprès du secteur public ; elle est spécialiste des domaines « habitat et foncier ».

Nous sommes toutes les trois des jeunes filles curieuses qui aimons voyager et qui recherchaient un projet pour nous engager.

L’association a été créée par Sonia et Victoria en janvier 2016, lors de leur dernier semestre en école. Marie-Caroline les a rejointes quelques mois plus tard en tant que Super Community Manager. A la fin de leurs études, Sonia et Victoria ont été à la rencontre des femmes entrepreneures pendant près de 6 mois, en Iran, Inde, Birmanie, Mexique et Cuba. Marie-Caroline gérait depuis la France la communication de l’association.

The EntreprenHer Tour c’est quoi ?

Le but de l’association est de faire la promotion et la sensibilisation à l’entrepreneuriat féminin. Nous essayons de toucher 3 thèmes: l’entrepreneuriat, la parité hommes/femmes et la culture.

Dans ce cadre, nous sommes parties en Iran, Inde, Birmanie, Mexique et Cuba. Au cours de notre tour, nous avons rencontré et interviewé, sous format vidéo, 30 femmes entrepreneurs ainsi que de nombreux acteurs de l’écosystème (incubateurs, fonds d’investissement, chambre de commerce, …). Lors de nos interventions, ces portraits ont été utilisés en tant que rôles modèles féminins dans les structures éducatives.

Nous animions des ateliers de sensibilisation à l’entrepreneuriat en montrant  nos vidéos.Nous réalisions également des ateliers de brainstorming pour aider une femme entrepreneure. Durant le tour, le but était d’avoir un impact à l’échelle locale en donnant une voix aux femmes entrepreneures.

Afin que nos soutiens puissent suivre nos rencontres, nous avons publié nos portraits, au fur et à mesure de notre parcours, sous forme de mini-articles sur notre page Facebook.

Et maintenant, c’est quoi la suite pour The EntreprenHer Tour ?

Notre but, maintenant que nous sommes rentrées, est de faire la promotion des femmes entrepreneures rencontrées auprès du public français mais aussi de développer ce réseau en continuant les interviews en France et ailleurs. Cette promotion se fera sous forme de débats et interventions dans le milieu éducatif français. Nous travaillons sur le développement d’un pôle éducation au sein de l’association afin de bien préparer et cibler nos interventions.

En parallèle, nous commençons le montage de nos interviews mais aussi le travail autour du documentaire. En effet, notre plus gros support reste le documentaire que l’on souhaite réaliser, entremêlant portraits mais aussi scènes de vie lors de notre tour. Nous recherchons donc des partenaires pour soutenir la réalisation du documentaire.

Qu’avez-vous appris de votre tour du monde ?

Cette expérience a été riche. Elle nous a permis de sortir de notre zone de confort.

Avec Raphaëlle Simunek

Tout d’abord nous avons rencontré des femmes entrepreneures inspirantes dans des secteurs différents. Shirin Parsi, une entrepreneure dans l’agriculture en Iran, alors que rien ne la prédestinait à ce domaine puisqu’elle avait fait des études de littérature en France. En Inde, nous avons rencontré Vandana Suri qui a créé Taxshe, un service de taxi avec des femmes au volant pour palier au problème de l’insécurité des femmes ou encore Raphaelle Simunek, une française, installée au Mexique, qui a lancé Laboratoria, un programme qui apprend aux jeunes femmes de milieux défavorisés à coder.

Nous sommes restées près d’un mois dans tous les pays (sauf Cuba). Nous avons donc eu l’occasion de rencontrer des acteurs du monde entrepreneurial. Cela nous a permis de comprendre la spécificité de chaque pays. Par exemple, nous avons appris que l’Inde était la plus jeune Startup Nation.

Nous nous sommes intéressées à la condition de la femme dans chaque pays et nous désirions comprendre les obstacles des femmes entrepreneures. Nous avions au préalable choisi des pays où la condition de la femme était bien différente de la nôtre. Nous avons été surprises, par exemple, d’apprendre qu’en Iran les femmes étaient très éduquées mais que peu d’entre-elles étaient intégrées au monde du travail.

Autre exemple, en Inde, le poids des traditions et l’accès à l’éducation sont un des freins au développement de l’entrepreneuriat féminin.

Nous avons également appris à oser. C’était assez drôle : lorsque l’on rencontrait nos premières intervenantes, l’une des premières remarques était : « je ne m’attendais pas à voir deux jeunes filles de votre âge ». Mais les gens nous faisaient confiance malgré notre jeune âge.

Intervention en Birmanie

Nous avons présenté notre projet à la chambre de commerce de la ville d’Isfahan en Iran. Nous avons animé des sessions de brainstorming au sein d’incubateurs et nous avons réalisé des interventions au sein d’écoles pour sensibiliser les jeunes au sujet de l’entrepreneuriat.

Nous avons développé nos compétences en vidéo. En effet, nous avons étudié dans une école de commerce et non pas dans une école de cinéma ou de communication. Mais grâce au réseau d’entrepreneurs que nous avions tissé avant de partir en tour du monde, nous avions eu la chance d’être formées par l’association On the Green Road et par Vadim Tilly, de la startup LearnAssemly.

Enfin, ce fut une expérience riche en échanges culturels, nous avons visité de très beaux sites historiques (les mosquées d’Isfahan, les temples de Bagan, les pyramides maya au Mexique…). Nous avons également logé majoritairement chez les locaux, cela nous a permis de partager des moments précieux. Par exemple, nous avons passé notre nouvel an au sein d’une famille mexicaine, avec trois générations réunies. Le plus important, c’est notre volonté à travers notre association et ce tour, de casser les stéréotypes que l’on peut avoir sur ces pays.  Ce tour nous a ouvert en quelque sorte les yeux.