Sophie Germain (1776-1831)

La mathématicienne, physicienne et philosophe Sophie Germain est née en 1776 à Paris et morte en 1831. Elle est issue d’une famille bourgeoise parisienne ; son père, Ambroise-François Germain est député du Tiers-Etat à l’Assemblée Nationale Constituante de 1798.

Elle se passionne pour les mathématiques dès l’âge de 13 ans en découvrant les écrits d’Archimède et décide d’y consacrer sa vie. Seule, elle apprend la théorie des nombres et le calcul différentiel et intégral. Si son père tente de la dissuader de se tourner vers une profession scientifique, domaine qui était jusqu’alors réservé aux hommes, cela ne l’empêche pas de persévérer dans son apprentissage et de s’intéresser aux travaux d’Euler et de Newton. Elle réussit à se procurer les cours de l’Ecole polytechnique – là encore réservée aux hommes – en empruntant l’identité d’un ancien élève, Antoine Auguste Le Blanc.

Après avoir lu Disquisitiones Arithmeticae de Gauss, avec qui elle entretient des correspondances en se faisant passer pour un certain « Mr Leblanc », elle apporte une contribution importante à la théorie des nombres. Elle est connue pour le théorème d’arithmétique qui porte son nom, pour ses échanges avec le mathématicien Carl Friedrich Gauss et pour ses travaux sur l’élasticité des corps.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette grande femme de science vous pouvez consulter les vidéos réalisées par Gilles Gourio professeur de mathématiques (retrouvez son interview ici) et ses élèves.