Rosalind Franklin ( 1920 – 1958 ) Biologiste moléculaire 

Née à Notting Hill dans une famille juive britannique très influente, Rosalind Franklin obtient un doctorat en physique-chimie à Cambridge en 1945 portant sur la porosité de structures de carbones. Puis, celle-ci poursuit ses recherches au Laboratoire central des services chimiques de l’État à Paris de 1947 à 1950. C’est à cette occasion qu’elle utilise les techniques de diffractométrie de rayons X pour trouver les structures amorphes du carbone.

Après avoir mené d’intenses recherches au King’s College, Rosalind Franklin rejoint le Birkbeck College dans le département de John-Desmond Bermal. Là-bas, elle contribue à la découverte de la structure du virus de la mosaïque du tabac avec Aaron Klug.

Rosalind Franklin aura contribué de manière déterminante à la découverte de la structure de l’acide désoxyribonucélique (l’ADN) : les clichés d’ADN qu’elle obtient par diffraction, au cours de ses recherches au King’s College, des rayons X sont déterminants dans la découverte de la structure à double hélice de l’ADN par James Dewey Watson et Francis Crick en 1953, publiée dans Nature et qui leur a valu un prix Nobel.

Ils ont eu accès aux résultats de recherche de Franklin à son insu. Un prix Nobel ne pouvant être attribué à titre posthume, Rosalind Elsie Franklin, décédée quatre ans auparavant, ne fait pas partie des lauréats.

Dans leur discours, Crick et Watson ne rendent même pas hommage au travail de Rosalind Franklin. Seul Wilkins prononce son nom. Dans son discours, il indique qu’elle avait apporté « une contribution précieuse à l’analyse aux rayons X ».

Rosalind Franklin est l’exemple type du travail féminin non reconnu.

Source : Wikipédia