Maud Rietjens – Etudiante à Centrale Lyon

Maud-Rietjens-carré

 

Qui ? Maud Rietjtens

Mission ?  Étudiante en deuxième année à l‘Ecole Centrale de Lyon

La Phrase : « Les mentalités ont beaucoup évolué, la femme n’est plus considérée comme moins apte au métier d’ingénieur qu’un homme ».

 

 

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Maud, je suis actuellement étudiante en deuxième année à l’école Centrale de Lyon, école d’ingénieur généraliste post classe préparatoire. Avant d’y entrer, j’ai donc été dans la filière S de mon lycée de secteur, puis j’ai choisi de faire une classe préparatoire scientifique PCSI (Physique Chimie Science de l’ingénieur) au lycée Condorcet, suivie d’une PC (Physique-Chimie) au lycée Henri IV, pour préparer les concours d’entrée dans les grandes écoles d’ingénieur.

 

Quand et comment avez-vous décidé d’être ingénieure ?

Très honnêtement, et comme beaucoup d’autres je pense, j’ai choisi de faire une classe préparatoire scientifique car j’étais plutôt à l’aise dans les matières scientifiques et parce que cette voie avait l’avantage de me laisser le temps de la réflexion en me laissant la plupart des portes ouvertes.  L’envie d’être ingénieure et de privilégier des écoles d’ingénieurs généralistes, au détriment d’autres filières, d’écoles plus techniques ou plus axées sur l’enseignement et la recherche, m’est réellement venue au cours de mes années de classe préparatoire.

Ces deux années, consacrées à un apprentissage approfondi de la physique, de la chimie et des maths, ont développé ma curiosité scientifique et m’ont fait prendre conscience que les sciences seules ne me suffisaient pas et que j’aspirais à une formation plus pluridisciplinaire. Cette polyvalence est une caractéristique centrale du métier d’ingénieur et est, selon moi, l’aspect plus attrayant : jongler entre différents types de connaissances et d’interlocuteurs.

 

 Il y a beaucoup plus d’étudiants que d’étudiantes en école d’ingénieurs (à peine 25% d’étudiantes à Centrale Lyon), avez-vous déjà été victime de sexisme ? Avez-vous déjà eu le sentiment de devoir faire davantage vos preuves que les étudiants masculins ?

Absolument pas. Je n’ai jamais eu le sentiment, que ce soit en prépa ou en école d’ingénieur, de devoir prouver mes compétences du fait d’être une femme, ou d’avoir été victime de discrimination. Au contraire, le faible pourcentage d’étudiantes dans cette filière s’accompagne parfois d’un traitement un peu privilégié. L’école essaye de favoriser les débats sur ces questions, et certaines initiatives étudiantes, ou même plus simplement le sport, permettent de se retrouver « entre filles » et de rompre ponctuellement avec l’univers parfois un peu masculin de la vie étudiante en école d’ingénieur.

 

Quel conseil donneriez-vous à une jeune-fille qui hésiterait à se lancer dans cette voie ?

Si son hésitation porte sur la question homme/femme au sein de ce type de formation alors son hésitation n’est pas justifiée. Au contraire, les écoles d’ingénieur ont une réelle volonté d’augmenter leur proportion de filles au sein de leurs établissements, et donc de leur proposer les meilleures conditions possibles pour y accéder et y rester. Par ailleurs, les mentalités ont beaucoup évolué et la femme n’est pas/plus considérée comme moins apte au métier d’ingénieur qu’un homme. Même les domaines réputés plus masculins, comme celui du BTP par exemple, accueillent bien volontiers des présences féminines.

Par ailleurs, le métier d’ingénieur est un métier vaste, dynamique et stimulant, qui peut donner satisfaction à grand nombre de profils par la variété des tâches, des domaines et des structures qu’il propose. Ainsi, si j’avais un conseil à donner à une jeune fille, c’est d’oser s’aventurer dans cette voie car elle y trouvera très certainement un domaine qui lui plaît.