Maïlys Derenemesnil – Chargée de mission Égalité femmes-hommes et non discrimination à l’Université Paris Nanterre

Qui ? Maïlys Derenemesnil

Mission ? Chargée de mission Égalité femmes-hommes et non discrimination à l’Université Paris Nanterre

La Phrase « Bien qu’une mobilisation semble cruciale à destination notamment des responsables associatifs qui n’ont pas toujours conscience de l’impact de certaines représentations qu’ils véhiculent, il me semble que les étudiants sont, pour la plupart, sensibles au contexte national et international qui pointe l’urgence de s’emparer de ces questions. »

 

Maïlys Derenemesnil, vous êtes Chargée de mission Égalité femmes-hommes et non discrimination à l’Université Paris Nanterre, pouvez-vous nous présenter vos actions ?

Ma mission se décline sur trois axes :

  1. La mise en oeuvre d’une politique pour intégrer dans le fonctionnement de l’établissement l’égalité entre les sexes et la non discrimination à travers notamment un large plan de formation de l’ensemble de sa communauté ou une politique RH menée dans cette perspective.
  2. La mise en place d’une cellule d’écoute et d’accompagnement, face aux violences sexistes et sexuelles, qui passe par des actions de prévention, d’information et de formation.
  3. La sensibilisation de toute la communauté universitaire à travers des événements, des campagnes de communication sur le campus.

J’ajoute que nous avons opté à l’Université Paris Nanterre pour que la mission soit accompagnée par un comité consultatif en partie élu par le CA et composé de représentants de toute l’université (étudiants, personnel BIATSS, personnel enseignant).

Quels sont les retours des étudiants ? Sont-ils concernés par ces questions ?

J’en suis encore aux prémisses de ma mission, mais j’ai eu pour le moment d’excellents retours de la part de certains étudiants, que ce soit dans leur volonté de lutter contre les violences sexistes et sexuelles, de créer des associations féministes, ou encore de mettre en place des événements de sensibilisation comme un immense procès de Simone De Beauvoir qui aura lieu le 22 mars prochain.

Bien qu’une mobilisation semble cruciale à destination notamment des responsables associatifs qui n’ont pas toujours conscience de l’impact de certaines représentations qu’ils véhiculent, il me semble que les étudiants sont, pour la plupart, sensibles au contexte national et international qui pointe l’urgence de s’emparer de ces questions.

Vous organisez les 14 et 15 mars, un colloque intitulé « Trajectoires et voix des femmes : illustrer et combattre les inégalités » quel en sera le programme ?

S’inscrivant dans le cadre de la journée internationale des femmes,  ce colloque offre un espace d’échanges et de débats inédits à l’Université Paris Nanterre  pour croiser les regards de la recherche et de la société civile.

Il s’agira de donner la parole à des femmes venues de tous horizons (justice, médecine, politique, associations, enseignement supérieur et recherche, entrepreneuriat, journalisme et réseaux sociaux, arts et sports) pour qu’elles partagent leur trajectoires, les discriminations qu’elles ont subies et les outils qu’elles mettent en place pour y faire face.

Le tout sera animé par des chercheuses et doctorantes dont les recherches viendront mettre en perspectives les discussions. Des performances théâtrales, des expositions et des séances de dédicaces rythmeront les deux journées.

Placé sous le signe de la rencontre et de la co-construction, l’événement est ouvert à tout le monde et absolument pas restreint aux femmes et aux féministes !