Katherine Valencia Salas – Étudiante en ingénierie électronique à Sorbonne Université

Qui ? Katherine Valencia Salas

Mission ? Étudiante en ingénierie électronique à Sorbonne Université

La Phrase « Il est vraiment compliqué pour une femme ingénieure au Pérou d’obtenir un emploi. Il y a des entreprises qui n’affichent pas encore de confiance totale dans la gestion d’un projet d’ingénierie mené par une femme. »

 

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours étudiant et professionnel ?

J’ai étudié l’ingénierie électronique à l’Université nationale de San Antonio Abad de Cusco pendant 4 ans où je faisais partie d’un projet appelé « TRYS », un bon démarrage qui a remporté le niveau régional qui nous a permis d’aller jusqu’à l’échelle nationale du « concours international modèle de la concurrence ». La création de cette application peut permettre d’améliorer l’ordre des transports publics dans ma ville. Puis j’ai pu participer à un concours appelé « HACKSPACE » dans le domaine de la programmation, j’ai terminé parmi les 30 gagnants sur 10 000 participants : une semaine intensive d’ateliers de programmation tous rémunérés.

Ma motivation pour contribuer davantage au développement de mon pays m’ont permis d’accéder à un programme de bourses d’études donné par l’Alliance française de ma ville, s’appliquant aux universités françaises. J’étudie actuellement l’ingénierie électronique et l’énergie automatique au sein de l’Université de la Sorbonne. Malheureusement, compte tenu des disparités des systèmes éducatifs, notamment entre le Pérou et la France, je ne pouvais pas valider la fin de mon cursus au Pérou, mais cela ne m’a pas arrêté. J’ai donc fini d’étudier ma licence 3 pour commencer l’année prochaine un master dans le domaine des systèmes intelligents.

En tant que jeune étudiante, qu’est-ce qui vous a poussé à étudier les métiers de l’ingénierie ?

Je me suis toujours sentie motivée par la domination des nombres, le fait de créer de nouvelles choses et de faire usage de mon esprit, en dépit des difficultés que j’affronterai à étudier dans ces domaines.

Quelles sont les principales barrières auxquelles vous avez fait face pour atteindre ce but ? Et s’il y en a, quelles concessions avez-vous dû faire ?

Il y a encore quelques stéréotypes concernant les femmes qui étudient l’ingénierie, malgré cela, j’ai toujours voulu partager les réflexions autour des cours avec autant d’hommes que de femmes. La plus grande barrière pour moi a été d’essayer de prouver qu’une femme était égale ou du moins tout autant capable qu’un homme de devenir ingénieur.

Quel est le quotidien d’une jeune femme ingénieure au Pérou, votre pays d’origine ?

Il est vraiment compliqué pour une femme ingénieure au Pérou d’obtenir un emploi par rapport à un homme. Il y a des entreprises qui n’affichent pas encore de confiance totale dans la gestion d’un projet d’ingénierie mené par une femme.
Mais cela tient aussi au fait que dans ces deux technologies, mon pays n’a pas beaucoup de centres de travail spécialisés dans ce domaine, ce qui rend d’autant plus difficile la recherche d’emploi.

Quels sont vos projets et souhaits pour l’avenir ?

Je suis très intéressée pour réaliser un master dans le domaine des systèmes intelligents en utilisant les avances de l’intelligence artificielle orientée vers les objets, les systèmes embarqués, et le développement de nouvelles technologies afin de contribuer à la construction d’un avenir meilleur.
Actuellement, je voudrais faire mon master en anglais dans un pays anglophone pour étendre mon réseau professionnel et afin d’acquérir toujours plus de connaissances sur les différentes réalités.