Juliette Momboisse – Etudiante à HEC Paris

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Qui ? Juliette Momboisse

Mission ? Etudiante à HEC Paris

La Phrase : « Les filles réussissent mieux à l’écrit, mais les garçons sont plus confiants. Je pense que c’est la raison pour laquelle ils sont meilleurs aux oraux. Il faut rester confiante et ne pas se laisser intimider, quoi qu’il arrive. »

 

Pouvez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Juliette, j’ai 22 ans et je suis actuellement étudiante à HEC Paris. J’ai intégré HEC après deux années de classe préparatoire littéraire, hypokhâgne et khâgne. J’ai déjà passé deux ans à HEC et je commence actuellement une année de césure durant laquelle je serai en stage. Les deux premières années étant communes pour tous les élèves, je me spécialiserai à mon entrée en troisième année.

 

Comment avez-vous décidé d’emprunter cette voie ? HEC était-il un objectif quand vous avez commencé vos études ? 

Non HEC n’était pas du tout un objectif, j’y suis en fait rentrée un peu par hasard. Je ne savais pas quoi faire après mes deux années de classe préparatoire, je savais cependant que je ne voulais enseigner. J’ai passé les épreuves pour entrer en école de commerce (les élèves de classe préparatoire littéraire ont maintenant la possibilité de passer des épreuves pour y rentrer) et j’ai été admise à HEC après avoir passé les oraux. Mes parents travaillent en entreprise et j’avais beaucoup de connaissances en école de commerce. je pense que c’est en partie ce qui m’a poussée à passer ces concours.

 

HEC est une école qui agit pour la parité au travers de nombreuses initiatives, notamment « HEC au féminin » pour les alumni. Comment  cet engagement se manifeste-t-il au sein de l’école ? Comment se ressent-il pour les étudiant.es ?

HEC est une école effectivement engagée dans la parité et qui soutient les étudiantes. Même si, au début, il peut être difficile d’être une fille dans une école qui reste encore un peu conservatrice et où nous sommes en minorité, nous avons notre place au même titre que les garçons et sommes soutenues.  Cette affirmation de la place des filles au sein de l’école se manifeste, par exemple, par le fait que depuis deux ans ce sont des filles qui sont présidentes du BDE (dont j’ai d’ailleurs fait partie), ou encore par l’existence de nombreuses équipes sportives féminines comme l’équipe de rugby qui a d’ailleurs déjà remporté des tournois.

 

Quels conseils donneriez-vous à une jeune fille qui hésiterait à tenter sa chance ? 

Etant arrivée à HEC par hasard, je n’ai pas vraiment de conseils à donner. En revanche, ce qui m’a marquée, c’est qu’en regardant la liste des admissibles à HEC, j’ai constaté qu’il y avait environ 60% de filles et 40% de garçons. Cependant, une fois les résultats des oraux tombés, il n’y avait plus que 40% de filles admises pour 60% de garçons. Je pense que ce retournement est dû au manque de confiance que les filles (qui pourtant réussissent mieux les écrits) peuvent avoir et qui est plus rare chez les garçons. Pendant mes oraux, j’ai vu des filles craquer et sortir en pleurant. Les garçons sont plus confiants, même s’ils ne maîtrisent pas un sujet, ils parviennent plus facilement à garder confiance et ne se découragent pas. Je pense que c’est la raison pour laquelle ils réussissent mieux que les filles aux oraux. Pendant l’oral, je suis moi-même tombée sur un sujet que je ne maîtrisais pas bien. Après quelques minutes de panique, j’ai réussi à me calmer et à ne pas me décourager, et ça a marché puisque j’ai été admise ! Il faut donc rester confiante et ne pas se laisser intimider, quoi qu’il arrive.