Emilie du Châtelet (1706-1749) – Mathématicienne

Née à Paris au sein d’une famille privilégiée, proche de la Cour de Louis XIV et du milieu des lettres de l’époque, c’est grâce à son père, qui lui donne une éducation très ouverte, qu’elle cultive très tôt une curiosité intellectuelle insatiable : lettres, langues, musique et activités culturelles, Emilie est une jeune fille remplie d’une énergie débordante.

Sa première passion fut la science, cet « amour pour l’étude » est reconnu par son ami puis plus tard amant, Voltaire, qui la considère supérieure à lui dans ce domaine, notamment dans les sciences physiques.

Elle est donc considérée comme l’une des premières femmes scientifiques et ses écrits sont conservés. Admirée par Voltaire, étudiant Leibniz avec les plus grands noms de la science de l’époque : Clairaut, Maupertuis, König, Bernoulli, Euler ou encore Réaumur, elle consulte également Buffon à l’occasion de sa célèbre traduction des Principia Mathematica de Newton qui fait autorité aujourd’hui encore. Elle a par ailleurs démontré que l’énergie cinétique était bien proportionnelle à la masse et au carré de la vitesse, comme Leibniz l’avait formulé.

Auteure de plusieurs ouvrages en sciences, elle sera également membre de l’Académie de Stanislas et de l’Académie des sciences de l’institut de Bologne. Moquée par quelques envieux, adulée par de nombreux autres, Emilie du Châtelet est de celles qui ont prouvé que la science n’est pas un domaine d’hommes, qu’une femme peut s’y réaliser. Elle meurt à 42 ans d’une fausse couche à Lunéville, laissant Voltaire inconsolable.