AFNEUS – Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Sciences

Qui ? AFNEUS

Mission ? Association fédérative nationale des étudiants universitaires scientifiques

La Phrase ? « Si nous arrivons à susciter des vocations auprès des jeunes femmes et à déconstruire les préjugés qui collent aux sciences à travers ce concours, alors nous aurons déjà fait un grand pas en avant. »

 

 

Pouvez-vous nous présenter ce qu’est l’AFNEUS et quelles valeurs et ambitions défendez-vous ?

L’AFNEUS (Association Fédérative Nationale des Etudiant.e.s Universitaires en Sciences, Techniques et Ingénierie) est la fédération nationale des étudiant.e.s en sciences.

Nous avons de multiples missions : représenter et défendre le droit des étudiant.e.s en sciences, former les bénévoles associatifs sur plusieurs thématiques (gestion d’une association, montage de projets…), mettre en réseau les différentes associations et enfin promouvoir la culture scientifique, technique et industrielle.

Nous défendons à travers ces différentes missions des valeurs inscrites dans l’ADN de notre fédération depuis sa création en menant des actions de promotion de l’égalité des genres dans les filières scientifiques, d’orientation, de lutte contre la désinformation, de diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle, et en étant force de propositions pour une innovation pédagogique dans nos formations et dans le cadre des différentes réformes relatives à l’enseignement secondaire et supérieur, entre autres.

Quels sont vos champs d’action pour y parvenir ?

Nous organisons en permanence des rencontres avec notre réseau national d’associations et élu.e.s étudiant.e.s afin de les sensibiliser à ces questions dans le cadre de formations thématiques. Ainsi, nous leur donnons régulièrement les cartes en main pour qu’il.elle.s soient en mesure de défendre ces positions à toutes échelles.

Nous portons également plusieurs projets pour mener à bien nos missions, comme Jeunes & Sciences, un concours national de vulgarisation scientifique pour promouvoir la diffusion des CSTI et sensibiliser les étudiant.e.s en sciences sur la question du partage des savoirs.

Nous avons également la plateforme d’orientation etudiant-en-sciences.fr qui permet de recenser les formations scientifique du premier cycle universitaire et plusieurs informations les concernant.

Enfin, nous développons des relations avec un bon nombre d’acteurs institutionnels avec qui nous partageons un investissement pour les mêmes causes pour travailler sur différents dossiers relatifs à l’ESR et pour présenter nos propositions. Nous sommes en constante échange avec la CDUS (Conférence des Doyens et Directeurs des UFR Scientifiques), l’association Promosciences (Association pour la promotion des sciences), le réseau FIGURE (Réseau des formations universitaires en ingénierie), nous sommes depuis quelques mois membres de l’AMCSTI (Association des Musées et des centres de Culture Scientifique, Technique et Industrielle) et nous avons récemment pris contact avec l’association Femmes & Sciences afin que l’on discute ensemble de potentiels projets communs. Nous partageons également régulièrement nos positions et propositions par voie de presse et auprès des pouvoirs publics.

Vous organisez un concours de vulgarisation scientifique, Jeunes & Sciences dont le thème de l’édition 2 porte sur les femmes scientifiques : pourquoi avoir choisi ce thème ?

Nous sommes partis de plusieurs constats. Premièrement, nous sommes encore loin d’une réelle égalité des genres dans l’ESR scientifique, notamment dans les sciences dures et l’ingénierie. Deuxièmement, lorsque nous demandons à une grande majorité des étudiant.e.s de citer des femmes scientifiques, la liste est assez courte, voire seulement réduite à la célèbre Marie Curie. Enfin, les grandes contributrices dans l’avancée scientifique des derniers siècles sont pour beaucoup évincées des livres d’histoire.

Notre concours a été très apprécié et plébiscité à la suite de la première édition, nous avons donc décidé de rajouter une couche ludique à cet événement : nous avons 4 finalistes, le public connaîtra au moins 4 femmes scientifiques en plus. Nous sommes conscients que ce simple concours n’aura pas un écho aussi important pour bousculer les mœurs – nous tentons de le faire autrement, en proposant par exemple l’introduction de figures féminines scientifiques dans les programmes, dans le cadre de la réforme de l’enseignement secondaire.

Néanmoins, si nous arrivons à susciter des vocations auprès des jeunes femmes et à déconstruire les préjugés qui collent aux sciences à travers ce concours, alors nous aurons déjà fait un grand pas en avant. Disons que c’est également un hommage supplémentaire que nous rendrons à ces grandes femmes courageuses qui n’ont pas eu le crédit qu’elles méritaient à leur époque, et que nous ne devrions plus oublier.