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Les femmes scientifiques, éternelles figures de l’ombre ?

A l’occasion de la Fête de la Science (du 5 au 13 octobre 2019), il est important de souligner le problème de représentation et de reconnaissance des femmes qui persiste dans le domaine de la science. Ce problème ne date pas d’aujourd’hui, elles ont été et sont nombreuses à avoir participé à l’apogée de la science mais sont toujours restées dans l’ombre.

Dans ce secteur où elles sont encore une minorité, elles peinent à se faire entendre et respecter et sont souvent discriminées. A l’origine de grandes découvertes, elles sont victimes de l’effet Matilda : à savoir un déni ou une minimisation de leur contribution. Elles font face à un écart considérable de salaire, sachant qu’elles fournissent les mêmes efforts et le même travail que leurs pairs, voire plus.

On se souvient encore du film sorti il y a deux ans (Les figures de l’ombre), traitant des femmes scientifiques qui ont été les véritables cerveaux derrière le premier voyage spatial habité réussi par les Américains en 1962. Avec un tel exploit, ces femmes scientifiques n’ont pourtant reçu aucune gratification. Et il y en eut bien d’autres comme Lise Meitner qui a découvert la fission nucléaire, Rosalind Franklin, pionnière de l’ADN ou encore Marthe Gautier , à l’origine de la découverte du chromosome de la trisomie 21. Des femmes dont on a su taire les noms et les exploits au profit des hommes.

Et c’est à la racine qu’il faut prendre le problème : dès l’enfance, nos cerveaux sont programmés à distinguer les métiers destinés aux femmes de ceux réservés aux hommes. Or, il n’existe pas de métiers réservés pour tel ou tel genre. Il est donc important de briser au plus vite ces préjugés.

Les moyens mis en place pour cesser cette discrimination entre hommes scientifiques et femmes scientifiques sont-ils suffisants ? Encourager les jeunes femmes à davantage s’intéresser aux métiers liés à la science et leur montrer qu’il n’y a aucun métier réservé aux hommes est un bon début. C’est le combat quotidien des Femmes de l’ESR. 

One thought on “Les femmes scientifiques, éternelles figures de l’ombre ?”

  1. Gérard E. STEIN
     ·  Répondre

    Ce sont les parents qu’il faut informer/éduquer, s’ils motivent leurs filles à se lancer dans les études STEM ils seront assurés que leurs filles n’auront aucun problème pour choisir la société, le lieu, la startup, …. qu’elles voudront

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